Les Japonais et Japonaises ont été à l’avant-garde de la mode pendant des années.
Mais depuis la crise du COVID, ils et elles voyagent beaucoup moins, et avec le Yen dont le taux de change est en leur défaveur, leur pouvoir d’achat a beaucoup baissé.
Quel impact ces événements ont-ils sur leur façon de se présenter au monde ?
Analyse des tendances.
C’est moins la fête au niveau des finances, alors les Japonais.es font des achats moins excentriques et plus réfléchis.
Les looks sont plus élégants, plus simples et plus subtils que dans les années 2000 (Viviano Studio).
Les marques locales, plus accessibles que les européennes (avec la baisse du Yen), plus pointues et de bonne qualité, ont leurs faveurs.
Le marketing d’influence et des célébrités n’est pas dans leur culture.
On ne recherche pas (plus) les looks et les logos poussés par les grandes marques : on invente son propre style (Chika Kisada). On peut le faire avec ce qu’on a déjà.
Leur appétence pour l’artisanat, les dessous de la fabrication des vêtements et les belles matières, les incite à choisir des pièces de qualité (Stein).
Entretenir ses vêtements et ses chaussures est considéré comme une pratique zen.
Ils et elles investissent dans de belles pièces, neuves ou vintage, et en prendront grand soin.
D’une certaine façon, les voilà à nouveau à la pointe de la mode : des pionnier.es qui entrent avec leur sensibilité et leur culture dans la nécessaire phase de post-consumérisme.